PublicitéQJ juin 2022
Parkour

Du Parkour à Cilaos

facebooktwittergoogle_plusmail

Les traceurs – c’est comme cela qu’on appelle les pratiquants de Parkour- aiment utiliser l’environnement urbain ou naturel pour se frayer de nouveaux chemins. Trois qualités leur sont indispensables : l’agilité, l’équilibre et la force mentale. Nous avons assisté à un entraînement à Cilaos. 

Popularisé en France par des films comme Yamakasi ou Banlieue 13 et plus récemment par l’émission Ninja Warrior : le parcours des héros, l’art du déplacement est une discipline sportive complète qui sollicite à la fois le corps et l’esprit. “En Parkour, on utilise le corps dans tous les sens : on marche en quadrupédie (à quatre pattes), on fait des sauts de chat, des sauts de précision… C’est un sport qui améliore nos repères dans l’espace, notre connaissance de soi, notre confiance en soi et qui peut même aider à combattre la peur du vide”, affirme Thomas Angelo Fortes, professeur et spécialiste de ce sport. Pour apprendre à ses élèves à restituer leurs compétences dans un lieu inhabituel pour eux, le passionné leur a concocté un week-end au grand air à Cilaos. Au programme : entraînement aux abords de la mare à joncs puis en milieu naturel. “L’entraînement en pleine nature consiste à apprendre le déplacement animal sur les roches et avec les mains. C’est plus du “flow” (équilibre). C’est beaucoup moins stressant que le déplacement en milieu urbain”, explique le sportif.

Angelo Thomas Fortes et ses élèves durant le stage de Parkour à Cilaos.

Angelo Thomas Fortes et ses élèves durant le stage de Parkour à Cilaos.

 

Parkour, Art du déplacement, Freerunning, qu’est ce qui les différencie ?

Ces trois sports urbains sont de la même famille et utilisent les mêmes bases à savoir la course acrobatique incluant les sauts et les roulades par exemple. Néanmoins ils se distinguent par leur style : le Parkour est plus physique, impressionnant avec des prises de risque et vise le dépassement de soi via une meilleure connaissance de ses limites, l’art du déplacement recherche la performance et s’appuie sur l’esprit d’équipe et de partage et le Freerunning combine l’efficacité des mouvements avec l’esthétisme. Ce dernier accorde une grande place à la beauté des mouvements et aux acrobaties. Si ces trois branches diffèrent, leur finalité est la même : permettre aux pratiquants de s’épanouir à la fois physiquement et mentalement en apprivoisant leurs peurs et leurs limites.


PublicitéQJ juin 2022

x