PublicitéQJ-15-euros-an
PHOTO UNE ACTU
Article précedent «
Article suivant »

Que sont devenus les zadistes?

facebooktwittergoogle_plusmail

Il y a un an, l’écologiste Rémi Fraisse perdait la vie dans une manifestation contre le projet du barrage de Sivens dans le département du Tarn. Touché par un tir de grenade offensive, ce jeune botaniste toulousain protestait lui aussi contre la future retenue d’eau. Que sont devenus les zadistes et où en est le projet?

Un projet « d’utilité publique »

Le barrage de Sivens est un projet porté par le Conseil départemental du Tarn qui souhaitait construire un réservoir pouvant stocker 1,5 million de m3 d’eau sur la commune de Lisle-sur-Tarn. L’objectif est d’approvisionner les fermes proches du Tescou, un petit affluent du Tarn (le fleuve) pendant l’étiage, c’est-à-dire la période où le cours d’eau atteint son point le plus bas.

La retenue d’eau devait couvrir 34 hectares et mesurer 304 m de large pour 12 m de haut et 2 km de long. Le projet date d’il y a environ 40 ans mais en octobre 2013, il a été déclaré « d’utilité publique » suite au vote du Conseil départemental.

Naissance d’une ZAD pour préserver la biodiversité

Mi-octobre 2013, un groupe d’écologistes opposés au projet s’installe sur le site. Le futur chantier devient alors une « zone à défendre » (ZAD), « un projet d’aménagement qui porterait préjudice à l’environnement » selon la définition du Petit Robert. Il en existe d’autres, comme celle de Notre Dame-des- Landes (Loire-Atlantique) baptisée « mère des ZAD ».

Une pipistrelle

Une pipistrelle

Créée en 2010, celle-ci s’opposait à la construction d’un aéroport. Les opposants de Sivens estiment eux que les retenues d’eau déjà existantes sont suffisantes pour les besoins des agriculteurs. Ils dénoncent par ailleurs le coût du projet (8,5 millions d’euros entièrement financés par des fonds publics) et les conséquences pour l’environnement.

Le chantier a détruit une zone humide de 13 hectares riche en biodiversité. Cette zone abrite en effet près d’une centaine d’espèces protégées telles que les grenouilles rieuses, les pipistrelles de Kuhl et des arbres remarquables.

Rémi Fraisse, un écolo tué par un tir de grenade

Durant le week-end des 25 et 26 octobre, plusieurs milliers de personnes se rassemblent sur le site pour exprimer leur opposition au projet. Parmi elles, des hommes politiques comme José Bové, Jean-Luc Mélenchon,… et Rémi Fraisse. Ce botaniste Toulousain de 21 ans, bénévole au sein de France Nature Environnement (FNE) est touché par un tir de grenade offensive lancé par l’un des gendarmes venus « sécuriser » la « zone de vie ».

Crédit : Flickr Thierry Erhmann

Crédit : Flickr Thierry Erhmann

Remis en liberté en janvier 2014 à l’issue de sa garde à vue, le gendarme sera de nouveau entendu dans les prochains mois. L’enquête, qui suit donc son cours, devra déterminer s’il a – ou non – tiré dans le but de blesser volontairement un manifestant.

Evacuation des zadistes

Expulsés en mars 2015, des zadistes de Sivens se sont installés à Agen, où une autre ZAD a été créée en décembre dernier contre un projet de ligne TGV et de création d’une technopole sur des terres agricoles. D’autres ont choisi celle de Notre-Dame-des-Landes ou encore le « bébé ZAD » près de Tarbes qui s’opposent à un projet d’usine de traitement des déchets.

Où en est le projet de barrage? Quelle est la définition d’un zadiste? Pour le savoir, télécharge le dernier numéro du QJ.


PublicitéQJ-15-euros-an

Publicité

Vas-tu continuer tes études en Métropole?

Loading ... Loading ...
x