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fantastic tour

La Plume et le Parchemin : Rencontre avec des auteurs fantastiques

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A l’entrée, deux jeunes cosplayeurs nous invitent à entrer dans la nouvelle librairie tamponnaise, « Il y a si peu d’endroits confortables » et à découvrir le « Fantastic Tour ». Ça tombe bien, c’est exactement là que le QJ avait l’intention de se rendre. Nous acceptons donc l’invitation…

A l’intérieur du café-librairie, les auteurs sont déjà pris d’assaut par leurs fans. Joëlle Brethes, Nicolas Arthur et Kim Amanio K., des auteurs de romans fantastiques (mais pas que) répondent aux questions de leurs lecteurs et se prêtent volontiers à la séance de dédicaces. Permettre aux mordus de littérature fantastique de rencontrer ceux qui ont imaginé les histoires qu’ils dévorent, c’est tout l’intérêt du « Fantastic Tour 2016 ». L’événement est organisé par la jeune maison d’édition La Plume et le Parchemin, fondée il y a trois ans par Marie Danielle Merca : « J’avais envie de marquer le coup pour nos trois ans et de dire : on est encore là ! » Également auteur de romans fantastiques, dont Soraya Vamp, Marie Danielle Merca a décidé, il y a trois ans, de lancer sa propre maison d’édition suite à une série de mésaventures. « J’envoyais mes livres en métropole pour les faire éditer, justifie-t-elle. Le problème, c’est que les portes sont souvent fermées du côté des grands éditeurs. Et avec les plus petits, il n’y avait aucun suivi, aucune promo… On se sent vite seul(e). » C’est ainsi qu’elle a décidé de tout faire ellemême. Aujourd’hui, La Plume et le Parchemin compte une vingtaine d’auteurs, de La Réunion, mais aussi de métropole, de Belgique, etc.

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« La publication, une libération »

Nicolas Arthur est l’un de ces écrivains à avoir fait confiance à la jeune femme. « J’ai rencontré Danielle par le biais du travail. On partageait les mêmes idées, le même sentiment de se sentir délaissé par les maisons d’édition, se souvient-t-il. Quand elle m’a fait part de son projet, j’ai tout de suite accepté de la suivre. » Passionné du genre fantastique depuis toujours, Nicolas Arthur nous confie que durant l’adolescence, il imaginait des histoires pour s’endormir. Puis, un jour, il a décidé de les coucher sur le papier. Pour celui qui détestait écrire, était dyspraxique et dysgraphique, l’écriture a presque été une forme de thérapie. Depuis, il ne s’arrête plus et dit ne même pas souffrir du syndrome de la page blanche. « Quand on est publié pour la première fois, on se sent comme libéré ! », poursuit l’auteur du roman Les héritiers du Chaos. Mais au fait, qu’est-ce qui définit la littérature fantastique ? « C’est lorsqu’un événement extraordinaire se produit au cours de l’histoire, un événement qui va harponner le lecteur », nous précise Joëlle Brethes, qui l’illustre bien dans son roman Le mystère de l’O.C.N.I., où « l’on découvre un mystérieux personnage qui n’a pas à être là… »

Distribués par Hachette

Chez Kim Amanio K., l’ambiance est plutôt post-apocalyptique ! Des mutantes, des démons, des hommes qui fuient les femmes dans un monde qui a « survécu » à une guerre chimique et autres désastres…c’est le genre de personnages qu’on croisera dans son prochain roman de science-fiction, En l’an 2513, qui paraîtra en janvier prochain. L’auteure se réjouit de l’existence de La Plume et le Parchemin : « Quand j’ai découvert qu’elle existait, j’ai trouvé ça fantastique, et j’ai envoyé mon manuscrit. » La jeune maison d’édition commence déjà à se développer puisqu’elle est distribuée depuis peu par Hachette, ainsi que Primento pour la version numérique. Et Marie Danielle Merca ne tarit pas de projets. A venir : de la BD et une collection un peu différente qui mettra en avant les récits de femmes qui ont été victimes de violences. Le premier livre, celui de Rocaya Paillet, est prévu pour le 1er octobre. « Ce sont des femmes fantastiques, ajoute Marie Danielle Merca. Mais dans un autre sens du terme ! »

Textes : Gaëlle Guillou


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