PublicitéQJ-15-euros-an
telephone
Article précedent «

Médias : Touche pas à ma source

facebooktwittergoogle_plusmail

Le 9 mars dernier, les députés de l’assemblée nationale ont adopté une proposition de loi visant à « renforcer la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias ». cette proposition de loi veut notamment que les sources des journalistes soient davantage protégées.

LOI ANTI-BOLLORÉ

Le proposition de loi du député socialiste Patrick Bloche a été surnommée loi « anti-Bolloré ». Ce surnom fait référence à Vincent Bolloré, le nouveau patron du groupe Canal +, qui a notamment interdit la diffusion d’une enquête sur la fraude fiscale et le Crédit Mutuel. Selon le journal Mediapart, l’homme d’affaires, également patron de Vivendi, et la banque « ont de nombreux liens d’intérêt ». Canal + n’est pas le seul média à avoir appartenu à un riche entrepreneur. La loi anti-Bolloré entend assurer une frontière entre les patrons des médias et les journalistes.

PROTECTION DES SOURCES

La proposition de loi adoptée le 9 mars 2016 par les députés porte aussi sur la protection des sources des journalistes. Une source, c’est l’origine d’une information. Une source accepter de donner des informations au journaliste, qui peut ainsi vérifier les faits avant de les publier. La protection des sources est déjà garantie par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme, mais aussi par une loi française datant de 2010 et appelée « loi Dati », jugée un peu trop floue par Patrick Bloche. Ces différents textes de loi garantissent aux journalistes le droit et le devoir de ne pas divulguer leurs sources.

censure

RISQUES ENCOURUS

Si une personne ne respecte pas ce droit fondamental en journalisme, elle encourt dix années de prison et un juge est saisi. Un journaliste pourra certes, être interrogé sur ses sources dans des cas exceptionnels où « l’intérêt fondamental de la nation » est mis en cause, mais ne sera pas obligé de les révéler. Si cette personne essaye « de se renseigner, de découvrir ses sources au moyen d’investigations … », elle s’expose alors à une amende salée pouvant grimper à 75 000 euros.

Sources : www.lcp.fr, www.legifrance.gouv.fr, www.la-croix.com, www.liberation.fr, www.mediapart.fr, Journal de l’île de la Réunion, SNJ Réunion


PublicitéQJ-15-euros-an

x