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Langues en voie d’extinction

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Pablo Andrade est le dernier à parler l’une des 17 langues en danger d’extinction au Pérou, remplacées peu à peu par l’espagnol, chose que le gouvernement tente de contrer.

Dans la petite communauté d’Esperanza del Amazonas, Pablo, 65 ans, est la dernière personne à pouvoir s’exprimer en resigaro. Il y a dix ans, ils étaient 37, il y a quelques semaines, encore deux. Puis sa soeur a été victime d’un meurtre.

Si le resigaro semble le plus menacé, avec un seul locuteur, d’autres langues sont également très mal en point : le taushiro (1), le muniche (3), l’iñapari (4) ou encore le cauqui (11)

« Il y a quatre langues indigènes en danger et 17 autres en sérieux danger, soit près de 50% de toutes les langues indigènes du Pérou’‘, s’inquiète Elena Burga, responsable de la Direction d’éducation interculturelle bilingue et rurale.

Quelles sont les solutions ? Pour le taushiro, le ministère de la Culture a lancé un projet pour créer un registre audiovisuel des termes et expressions afin de créer un  »dictionnaire sonore ».
Autre stratégie, celle de l’ethnie yanesha : elle a ouvert une série d’écoles bilingues destinées à moderniser leur alphabet et l’adapter aux nouvelles technologies.

 17 langues sont en danger d'extinction au Pérou.

17 langues sont en danger d’extinction au Pérou.


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