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"Radio Not Yet", la radio Komidi du lycée Pierre Poivre, en plein boulot!

Komi10, c’est fini!

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Le festival de théâtre Komidi a fêté sa 10e édition du 24 avril au 6 mai à Saint Joseph. Le QJ s’est glissé en coulisses avec des collégiens et lycéens qui ont joué les journalistes festivaliers dans le cadre des ateliers d’écriture du Labo des histoires. Voici leurs articles, et bravo à eux ! On commence par l’interview du président du festival, Philippe Guirado, par les lycéens de Pierre Poivre et leur « radio Not Yet » (à réécouter sur notyet.fr).

 

Le « cerveau » de Komidi, Philippe Guirado, est professeur d’histoire-géographie et passionné autant par le théâtre que par sa transmission.

Comment vous est venue l’idée de créer ce festival dans le sud sauvage en 2008?

Nous avions constaté avec un certain groupe d’amis enseignants que parmi les nombreuses difficultés qui pouvaient être celles des élèves l’une d’entre elle était le faible accès à la culture. Bien sûr il y a d’autres difficultés: le chômage et autres choses. En tant qu’enseignant, on ne peut pas lutter directement contre le chômage mais on peut lutter contre le manque de culture ou le manque d’accès à la culture. Donc on a eu l’idée de monter un festival de théâtre afin de permettre aux élèves d’être confrontés à la fois aux œuvres, aux auteurs, avec des acteurs vivants, à la différence par exemple du cinéma où on assiste juste à une représentation et ce n’est pas matériel, les gens ne sont pas présents physiquement. Ce festival permet des rencontres. Et c’est ainsi que le festival Komidi est né en 2008.

Beaucoup de troupes extérieures y participent. Comment Komidi les a-t-il attirées?

C’est par le rhum (rires). En fait nous faisons notre propre programmation durant le Festival d’Avignon. Mais un élément essentiel qui fait le succès de Komidi c’est la rencontre. Après chaque journée de festival, les artistes se retrouvent au « village » et prennent le temps de se découvrir, boire des verres… Ils nous amènent leur talent, leur art et nous on essaie de les apporter un petit peu l’art de vivre réunionnais, la culture gastronomique de la Réunion. On leur propose chaque soir de découvrir des plats créoles traditionnels cuits au feu de bois par une association formidable et puis cette ambiance fait le succès du festival : les artistes ont envie de venir. Ils sont très professionnels, ils ont envie de donner le meilleur qu’ils peuvent sur scène. Mais ensuite ils ont le temps de prendre le temps.

A Avignon, comment sélectionnez-vous les différents spectacles qui passeront au Komidi?

Avignon, c’est un choix stratégique : c’est la plus grande manifestation de théâtre du monde. Nous on propose 46 spectacles cette année; songez qu’à Avignon il y avait l’année dernière 1300 spectacles par jour ! C’est un véritable labyrinthe. Avec de l’expérience, et avec aussi des réseaux, on sait désormais quels sont les très bon théâtres, ceux qui proposent une programmation toujours de très bonne qualité. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des spectacles de qualités ailleurs, mais c’est forcément difficile de le savoir. On a des réseaux, énormément de comédiens qui sont venus maintenant depuis dix ans à Komidi et qui n’hésitent pas à nous recommander tel ou tel spectacle. C’est ainsi qu’on fait la programmation. En général on est à cinq ou six et on voit à peu près une cinquantaine de spectacles. On ne peut pas les ramener tous évidement. On doit faire une sélection, chacun fait son premier choix par genre (jeune public, comédie, drame,…). C’est ce qui je pense fait le succès de Komidi, c’est la qualité de sa programmation. Mais on n’est pas des programmateurs professionnels, on est juste des amateurs de théâtre et on réagit comme des amateurs de théâtre, c’est à dire que les spectacles qui nous plaisent, qui nous ont émus, on a envie de les partager.

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