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Cantor (en bas à gauche) s'est greffé à l'équipe de professionnels "The Fellowship Yabs" en tant que scénariste

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La discrète industrie du jeu vidéo péi

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Lors de la Global Game Jam, une compétition mondiale de création de jeux vidéo qui s’est tenue fin janvier, le QJ a rencontré à l’ILOI la trentaine de challengers de l’île, amateurs et professionnels. L’occasion de faire le point sur les productions locales… Car le jeu vidéo 974, ça existe !

Certains ont emmené un lit d’appoint pour la nuit, d’autres ont fait le stock de provisions pour tenir le coup pendant deux jours. La Global Jame Jam n’est effectivement pas de tout repos ! 48 heures, pas plus, c’était le temps accordé aux participants pour réaliser un jeu vidéo. A la Réunion, une trentaine d’amateurs et de professionnels ont relevé le défi dans les locaux de l’ILOI (Institut de l’image de l’océan Indien) au Port, du vendredi 29 au dimanche 31 janvier 2015.

Quand on n'a 48 heures pour créer un jeu, on ne dort pas beaucoup !

Quand on n’a 48 heures pour créer un jeu, on ne dort pas beaucoup !

Gamers et jamers

On aurait tort de penser que l’événement ne s’adresse qu’aux développeurs de jeux vidéo. Pour en concevoir un, l’idéal est de composer une équipe où chacun apporte ses propres compétences. Les concepteurs-développeurs sont bien sûr essentiels, mais les graphistes, illustrateurs, sound designers également. D’où le terme « jam » qui désigne à l’origine une improvisation avec d’autres musiciens. « C’est une excellente vitrine aux différents corps de métiers, souligne Loïc Manglou, formateur à l’ILOI, game designer et illustrateur. Mais il faut être capable de revêtir plusieurs casquettes quand on ne peut pas s’entourer de ces différents professionnels ». Par exemple, Loïc peut être amené à écrire lui-même le scénario d’un jeu et créer sa bande-son.

Un participant en pleine création sonore

Un participant en pleine création sonore

48 heures chrono

Créer un jeu vidéo complexe, abouti, et au graphisme détaillé en 48 heures, c’est « quasi mission impossible » selon lui. « L’objectif est plutôt que chacun arrive à jauger son niveau de compétences et à présenter un jeu terminé en fonction des contraintes ». Le temps, mais aussi la plate-forme choisie – smartphone, PC ou console – et les moyens déployés en fonction du projet. « C’est aussi une question de respect envers le joueur que de lui proposer une version terminée, ajoute-t-il. Sinon, ça n’a pas d’intérêt ». Chaque production a été présentée devant les autres équipes en fin d’après-midi, et pour ceux qui seraient curieux de tester eux-mêmes les jeux, ils sont disponibles en téléchargement gratuit dans la banque de données en ligne à l’adresse suivante: http://globalgamejam.org/2016/jamsites/ ggj974/games.

Des logiciels tels que Unity permettent de créer un jeu sans avoir à coder

Des logiciels tels que Unity permettent de créer un jeu sans avoir à coder

Une communauté « présente et solidaire »
Toutes les compétences en création numérique sont les bienvenues dans le jeu vidéo

Toutes les compétences en création numérique sont les bienvenues dans le jeu vidéo

A Global Game Jam, c’est aussi et surtout l’occasion de rencontrer les passionnés de jeux vidéo de l’île, une « communauté bien présente ». A la clé, pas de prix ni de lot à gagner. « On le fait avant tout parce que ça nous éclate », assure Loïc Manglou. Cantor Martinez Ledu est l’un de ces gamers venus découvrir l’envers du décor. Le jeune homme de 19 ans dit avoir déjà essayé de réaliser un jeu vidéo seul, sans y parvenir. « Ce qui me plaît, c’est le scénario, commente-t-il. J’avais besoin des compétences d’autres personnes pour y arriver, notamment pour le graphisme ». Et d’ajouter: « Je n’aimerais pas créer seul mon propre jeu. Travailler en équipe favorise la discussion, permet de faire naître des idées et de ne pas rester dans ses obsessions ». Cantor affectionne les jeux de réflexion ou ceux dont les personnages sont très développés, comme Alice Manes Returns, Portal et Ori and The Blind Forest. Sa première participation à la Global Game Jam l’a conforté dans son souhait d’intégrer le cursus de l’ILOI dédié aux jeux vidéo. ertains ont emmené un lit d’appoint pour la nuit, d’autres ont fait le stock de provisions pour tenir le coup pendant deux jours. La Global Jame Jam n’est effectivement pas de tout repos ! 48 heures, pas plus, c’était le temps accordé aux participants pour réaliser un jeu vidéo. A la Réunion, une trentaine d’amateurs et de professionnels ont relevé le défi dans les locaux de l’ILOI (Institut de l’image de l’océan Indien) au Port, du vendredi 29 au dimanche 31 janvier 2015.

Gaëlle Guillou

Photos : Raymond WAE-TION


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