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mutilation genitale

Source: Flickr Marco Verch

Au Kurdistan irakien, l’excision existe toujours

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Les femmes du Kurdistan du Sud, situé au nord de l’Irak, la tradition de l’excision peine à disparaître malgré une loi interdisant cette pratique.

En 2014, 58,5% des filles et femmes kurdes étaient excisées, soit plus d’une femme sur deux. En Irak, elles représentaient moins d’1%. Un chiffre qui a toutefois baissé selon l’Unicef qui indique que 37,5% des Kurdes âgées de 15 à 49 ans seraient aujourd’hui victimes d’excision.

L’excision est, rappelons-le, l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes des femmes. Douloureuse, elle est souvent pratiquée en Irak lorsque les fillettes sont âgées de 5 ans environ, et laisse des séquelles durant de nombreuses années. De nombreux pays l’ont interdit ces mutilations génitales féminines.

Une loi mais peu de sanctions

Une loi a d’ailleurs été votée en 2011 par les autorités de la région Kurde d’Irak mais les mentalités mettent beaucoup de temps à évoluer dans cette région où le poids de la religion (majoritairement sunnite) est fort.

Les femmes n’osent pas non plus porter plainte contre leurs parents.

Les autorités kurdes irakiennes ont promis de renforcer la loi de 2011 dès cette année.


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