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B-girl Karla

Culture urbaine : rencontre avec B-girl Karla

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Pratiquant le breakdance depuis l’âge de trois ans, Karla est une danseuse dynamique et persévérante. Lors du BOTY France, elle s’est inclinée en quart de finale face à une autre Réunionnaise. Elle garde malgré tout un bon souvenir de cette expérience. 

B-girl Karla

Tu danses depuis ton jeune âge, pourquoi as-tu choisi le breakdance ?

Effectivement, j’ai commencé l’apprentissage du breakdance à l’âge de trois ans grâce à mon grand-frère qui en faisait aussi. Je pense que ce sont les mouvements acrobatiques qui m’attiraient, je trouvais les chorégraphies très stylées et rythmées. En breakdance, les danseurs débordent d’énergie et c’est ce qui me plaît. Il y a le côté compétitif avec les battles, qui nous pousse à nous surpasser mais il y a aussi le côté chorégraphique lorsqu’on danse en crew (en équipe). Ça favorise l’esprit d’équipe et la cohésion de groupe. On essaie de s’entraider tout en se surpassant individuellement. Et c’est pour cela que j’apprécie grandement le breakdance.

Quel souvenir gardes-tu de ta première participation au BOTY France ?

J’avais déjà participé à plusieurs reprises au BOTY Réunion mais c’est vrai que cette année, je concourais pour la première fois en solo et j’ai eu le premier prix. Cela m’a permis de participer à la compétition nationale qui a eu lieu en mai dernier. Même si j’ai été éliminée en quart de finale, je ne retiens que le positif. Je suis fière de mon parcours. Cette expérience m’a aidée à voir mes lacunes, j’essaierai de faire mieux la prochaine fois.

De plus en plus de filles choisissent le breakdance comme style de danse, quel regard portes-tu sur cela ?

C’est une très bonne chose car l’île a connu des périodes très creuses où très peu de filles faisaient du breakdance. J’avoue que par le passé ça a été compliqué pour moi. Même si les garçons m’ont toujours soutenue, ça n’a pas toujours été facile d’être parmi les seules filles en breakdance. Mais aujourd’hui, je sais que les femmes ont leur place dans ce milieu qui apparaît parfois comme étant très masculin. Mais selon moi, c’est une force d’avoir des filles dans un crew. Elles apportent une touche féminine.

 

B-girl Karla

B-girl Karla, au centre, accompagnée de B-boy Rigolo, un ami, et Stan Break, son entraîneur

 

Karla est une danseuse complète”

Stan break, son entraîneur

“Dès petite, Karla faisait preuve de détermination et de rigueur. Elle a toujours été sérieuse aux entraînements. C’est une danseuse complète qui allie aussi bien les footwork (le travail de pied), les acrobaties, que les techniques plus complexes. Elle sait suivre le rythme lorsqu’elle danse et est capable d’utiliser la musique pour rebondir. Si elle doit encore travailler certains points, elle a malgré tout une aisance qui se voit sur scène.”


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