Publicité728 Cine╠ü
groseilles

Un truc de fous: les fruits sont ouverts à la plume d'oie et refermés ensuite pour rester entiers. On vérifie plusieurs fois qu'aucun pépin ne reste.

Article précedent «
Article suivant »

Très chère tartine…

facebooktwittergoogle_plusmail

Chère confiture de Groseilles, je voulais juste te dire que là, tu abuses un peu. Pour étaler 20 grammes de toi sur ma tartine, ça me coûte 4 euros chaque matin!

 

Dans l’Est de la France, à Bar-Le-Duc pour être précis, une confiture de groseille, faite à la plume d’oie, est vendue 200 euros le kilo. Comment est-ce possible? En fait, il s’agit d’une ancestrale friandise de luxe, dont la recette est restée ultra-secrète depuis l’an 1344: une seule personne la connaît, Anne Dutriez, 37 ans, dont le grand père a racheté le secret de fabrication de la confiture. Même sous la torture, elle n’avouerait pas. On sait juste que les groseilles sont épépinées une à une à la plume d’oie, pour enlever tout risque de pépins.

La légende raconte qu’un jour, ne supportant plus d’avoir des grains de groseilles dans les dents, le duc de la ville, Robert Ier, exigea que l’on épépine les fruits. L’outil le plus adapté à l’époque était la plume d’oie. Et six siècles plus tard, rien n’a changé, sinon le prix:  18 à 20 euros les 85g. Même les casseroles ont plus de 100 ans.

Anne Dutriez espère transmettre le secret un jour à l’un de ses deux fils, qui semble intéressé. « Mais il n’a pas encore passé l’adolescence, alors on verra ! »

 


Publicité728 Cine╠ü

x